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Le ciel est si pur, noir comme les abîmes
Et autour de mon être, des arbres sans cime
Je continue d'avancer, essayant d'arrêter d'y penser
Et d'oublier les blessures qui sommeillent en moi
Les anges déchus qui tombent des cieux
Et ceux qui ont dans mon esprit, enfoui ce pieu...
Banni du royaume éternel des dieux
Je ne ressens plus ce que je vois
Je ne crois plus en ce que j'espère
Et je réalise à peine la chaleur du froid
La douceur de ton esprit
Flottant dans le vent comme un mince rideau de soie
Dans la symphonie d'une prière
Tu m'as tué pour que je revive
Et pour que plus jamais, une récidive
Se produise sur ces rives glaciales
Envieuses et impatientes!
Sous les rêves de la tempête battante et brûlante des étoiles !
Du cyclone de la folie meurtrière!
De l'amour impossible
Dont trop de fois je fus la seule et unique cible...
Marchant dans le cimetière, errant dans les bois
Ma tombe se dresse, sous la lune de cristal
Et ma détresse devenue pour mes envies, fatale
Détruit le plaisir, que l'on peut avoir à mourir
Mes larmes sont du sang, des gouttelettes d'argent
Et la calme bruine, parcelle de l'infini
Sur les plaques de marbre noir et poli
Hurlant et dansant, j'aurai fini mon existence en priant
Plus de chapelle pour m'accueillir
Plus de lieu où m'enfuir
Enfermé dans mon univers
Écrivant poèmes et mélancolie
Sur de doux papiers oubliés
Et sans regret...
L'eau bénite ne me fera plus rien
Mais aurai-je la patience d'attendre la fin ?
Toujours la lumière de la vie m'a été interdite
Et dans la mort avec mes frères j'espère connaître
L'amour après la fuite, l'amour après la guerre
Après avoir vogué au-delà mes frontières...
Fantômes ! Allez-vous-en !
Laissez le vampire que je suis, blessé et mourant
Périr dans la noirceur du jour !
Et quand la faucheuse sera là
Je lui dirai ce que j'ai toujours pensé tout bas
Gémissant de douleur, affrontant la peur, bénissant ma dernière heure !
L'aurore... elle... si belle...
Mais entend-elle mon appel ?
Ma douce et tendre, c'est hélas fini
Quand les rayons du soleil m'inondent
Et que sur le tapis des feuilles de l'attente, je tombe
Que je sombre dans l'oubli
Jamais ne renonce, jamais n'oublie
Au milieu des senteurs, j'enlace mon dernier automne
Mon âme errera et errera
Je continuerai à penser à toi
Emmenant mes angoisses dans la terreur de la nuit
Dans les catacombes de ton c½ur
Enfin me sera connu et rendu le bonheur
J'ai jeté ma croix, jamais regretté
Juste cessé de contempler mon invisible reflet
Et aujourd'hui dans ce sombre cimetière
Si tout était à refaire
Pour toi
Mon amour
Je recommencerais
Octobre 2004